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Wonder, R.J Palacio.

17.90 Euros
410 pages. 
Un
livre criant de vérité, douloureux mais aussi plein de vie.

Wonder,
c’est l’histoire d’un jeune garçon nommé August, atteint d’une malformation faciale depuis sa naissance. Beaucoup ont peur en le
voyant, crient, et le surnomment  le « Monstre ».
August n’a jamais été à l’école mais il a désormais l’âge d’entrer
en sixième et ses parents décident d’essayer de l’envoyer au
collège cette année.
Comme
le titre l’indique, Wonder est magnifique. L’histoire d’August, aussi
triste que joyeuse est un coup de poing, une claque sur notre manière
de percevoir les choses, sur la cruauté. Elle ne laisse pas indemne,
bien au contraire. Wonder, c’est un roman qui vous marque.
La
couverture n’est pas jolie. Mais celle-ci avec sa particularité
attise notre curiosité. Alors, on retourne le livre afin d’en lire
la quatrième de couverture. Les premiers mots sont : Ne
jugez pas un livre garçon à sa
couverture
son
apparence
.
Cette
phrase multiplie notre curiosité, ni une, ni deux, on dévore ce
livre, véritable page-turner. Et l’on se rend compte de la véracité
presque dérangeante de cette phrase durant notre lecture.
 Selon le
proverbe, l’habit ne fait pas le moine, l’histoire d’August nous le
prouve, avec une force incroyable. On a parfois, hélas, tendance à
juger au premier abord, sans vraiment connaître. Avec August, on
comprend l’erreur que l’on pourrait faire : à juger sans
connaître on pourrait passer à côté de quelque chose, de
quelqu’un d’incroyable. J’aurais pu ne jamais découvrir cette
histoire si je me serai arrêtée à cette couverture peu attrayante,
j’aurais pu ne jamais rencontrer August. Ce jeune garçon est
adorable, très intelligent, conscient de son apparence et tellement
courageux. 
Malgré, sa réticence, ses peurs, August entre au
collège. Il doit ainsi montrer son visage à beaucoup d’inconnus,
qui seront loin d’être tendre avec lui. Cela nous révolte. On est
outré devant les réactions, les attitudes monstrueuses et
insultantes des autres élèves face à notre Auggie. Une envie
furieuse de leur crier dessus nous prend. Une envie de taper le poing
sur table, envie de pleurer tellement la situation est injuste et
horrible. On prend pleinement conscience de la cruauté des
personnes, et notamment des enfants, prés ados. 
J’ignore comment j’aurai réagi en apercevant Auggie pour la première fois,
j’aurai sûrement été un peu effrayée, curieuse mais j’aurai
essayé de masquer cela et j’aurai peut-être voulu apprendre à le
connaître. Je n’aurai pas été aussi méchante que certains, cela
est sur. 
August n’est pas aussi en colère que nous, lui est habitué à tout cela. Ce regard des
gens fait partie de sa vie, il ne pourra rien y changer. August en est
conscient et ne se plaint pas. Il vit. Tente même de croquer la vie à pleines dents malgré toutes ses frayeurs. Alors, oui
certains moments de sa vie, et de notre lecture sont très
douloureux, mais l’auteur nous offre aussi des moments et des
dialogues magiques, où nos yeux se rempliraient presque de larmes de
joie. 
Tout cela, c’est grâce en partie à la magnifique famille d’Auggie,  sa sœur Via et ses parents. Tous trois, aiment leur frère
ou leur fils. Son visage fait partie de lui. 
Pour cette famille soudée, certains moments sont
durs mais ils parviennent ensemble à les affronter. Pour Via, c’est quelquefois difficile que son petit frère attire
toute l’attention, mais elle comprend et n’en veut pas à ses
parents, encore moins à August qu’elle aime plus que tout au
monde. C’est une grande sœur merveilleuse, tout comme Auggie est un
frère merveilleux. ( Quand je vous dis, que le titre correspond
merveilleusement bien à l’histoire, je ne vous mens pas ).
Le
roman s’étend sur une année à peu près. Chaque chapitre est à
rédigé à la première personne, mais chaque partie est consacrée
à un personnage. Une fois c’est Auggie qui nous parle, une autre
fois, Summer, Jack Will, Miranda, Justin… L’histoire d’August  touchent tous ces personnages d’une manière ou d’une autre. Cela nous permet de
regarder l’histoire d’August sous différents aspects. Ce concept est une idée géniale. L’écriture de l’auteure est
parfaite. Elle s’accorde parfaitement avec l’âge de chaque
narrateur. C’est pour moi un sans faute.
Attention,
Wonder n’est pas un roman comme les autres. A l’image d’August il est
aussi merveilleux qu’unique. Il faut, vous devez le lire. C’est
impératif. Wonder est peut-être un de ces romans qui peut aider le
monde à changer…

Merci
à l’auteur, pour cette belle leçon de vie. 

10 commentaires

  • flo :)

    Quand tu m'as parlé de ce livre, j'ai essayé de me rappeler si j'avais, au cours de ma scolarité, eu des réactions de merde face à des gamins différents. Et j'avoue qu'il m'est arrivé de me moquer et qu'aux yeux d'un enfant ça puisse être blessant. Alors ça me donne envie de lire ce livre histoire de voir, comment l'auteur traite ce sujet. (Et puis la petite phrase de la 4ème de couv est bien sympa :))

  • Vagabonde.

    Il faut absolument que je le lise alors, tu en parles comme d'un chef d'oeuvre et j'ai l'impression qu'il traite de la persécution à l'école à cause de la différence de certains, c'est un sujet qui me touche beaucoup et heureusement que ce genre de roman existe pour dénoncer un problème totalement fréquent dans les collèges !

  • Liphéo

    Tu en parles magnifiquement bien, comme toujours, tes chroniques sont juste superbes 🙂
    Je l'ai dans ma PAL depuis un bout de temps je l'avoue, mais aujourd'hui j'ai très très envie de l'en sortir, et je pense ne plus attendre trop longtemps avant de le lire 😉

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