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Tortues à l’infini, John Green

octobre 23, 2017
Ne lisez pas ce livre parce que son
auteur est John Green.

Mais ne le fuyez pas non plus pour cette
même raison.

Lisez ce livre pour lui même. 

Pour
être honnête, je ne sais que dire sur ce roman, si ce n’est que j’ai adoré sa
sensibilité, sa complexité, l’écriture et ses personnages.

En bref, j’ai tout apprécié
dans cette histoire, de la poésie à l’égoïsme de l’héroïne, Aza. 
Je n’ai pas
envie de vous présenter les personnages ou de vous raconter les troubles psychologiques
qui empêchent Aza de vivre une vie sereine et paisible. Je n’ai guère l’envie de
vous évoquer la franchise de Daisy, la meilleure amie ou de la sensibilité de
Davis, notre jeune milliardaire. Je vous laisse seulement avec ces petits
indices. Vous en dire trop est dangereux.

Et puis, je ne souhaite pas faire
comme d’habitude, soit vous décrire les personnages. Je ne veux pas de « J’ai
aimé Paul » « Pierre m’a ému aux larmes » etc. Je souhaite seulement vous
donner envie de découvrir l’histoire de cette jeune fille qui essaie de vivre
dans le véritable monde alors que dans sa tête c’est le chaos le plus total.
Détrompez-vous, Tortue à l’infini n’est
pas encore un roman sur un adolescent malade. Notre Aza est malade c’est vrai.
Cependant, ce n’est pas le sujet central de notre histoire. Le sujet principal
c’est Aza et tout ce qui va avec, ses pensées intrusives et malsaines qui contaminent
son esprit sont donc présentes mais il y a aussi d’autres choses… John Green parvient à se glisser dans la peau de
cette adolescente tourmentée avec un talent incroyable. Le roman est court, il
se lit à la vitesse d’un TGV, mais chaque émotion, chaque sentiment a résonné
en moi, comme si j’étais aussi dans cette ville américaine. À l’inverse de ce
que pourrait laisser penser la quatrième de couverture, l’enquête de la
disparition du père de Davis n’est pas réellement au centre de l’histoire. Elle
est en arrière-plan tout en gardant une place essentielle dans le récit. 
Alors, j’ai tourné les pages, curieuse de découvrir où ce milliardaire se
cachait mais passer du temps en compagnie d’Aza, de Davis et de Daisy sans en savoir
plus, ne m’a absolument pas dérangé. Je me suis laissée porter par la plume et
la narration tout simplement.

La fin a été le clou du spectacle.
Simple, belle et logique. Ce dénouement est à l’image de l’ensemble du roman :
parfait. Attention, je ne n’emploie pas ce terme dans le sens où : Ils
vécurent heureux et eurent plein d’enfants. Au contraire, Tortue à l’infini est
parfait parce que justement il présente des personnages tout à fait imparfaits.
Et leurs imperfections, leurs erreurs, font leur force et illustrent leur
courage. John Green n’enjolive pas la maladie d’Aza. Elle ne guérit pas
miraculeusement au contact du beau Davis, je suis désolée de vous l’annoncer
bien que je sois certaine qu’une telle guérison vous aurez profondément agacé. D’ailleurs
il n’est pas réellement question de guérison quelconque ou de médicament
miracle, il est seulement question du bonheur de la jeune fille.   

Tortue
à l’infini
est un
trésor. Un roman pour tout le monde : De 13 ans à 97 ans…
Un grand, grand Merci à Gallimard <3 
  1. POURQUOI EST CE QUE JE BLOQUE SUR JOHN GREEN? Nos Etoiles Contraires fut un coup de coeur. Donc je me suis jetée sur le Théorème des Katherine… Grosse bouse. J'ai voulu me consoler avec Alaska machin truc… j'ai lu 4 pages. :'(

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