On lit quoi ?

Mamma Roma, Luca Di Fulvio

Bonjour, 

Première chronique de cette nouvelle année alors avant tout : Je vous souhaite une très très belle année 2022. 

On commence cette année avec une belle lecture pour le nouveau roman de l’auteur italien Luca Di Fulvio.

Mamma Roma.

Si, Marta, Pietro et Nella sont les nouveaux héros imaginés par Luca Di Fulvio, un autre personnage n’est pas fictif. L’auteur n’a en effet pas eu besoin de l’inventer. Grâce à ses mots, ce protagoniste prend vie entre nos mains. Nous saisissons alors ses contradictions, sa beauté, sa cruauté et une partie de son Histoire. Il s’agit de Rome dans les années 1870, prise entre deux feux.

L’histoire commence dans un cirque et dans un orphelinat. Une comtesse décide d’adopter un orphelin déjà adolescent tandis qu’une jeune fille vivant dans un cirque cherche à comprendre d’où elle vient. Ces trois destinées se retrouvent dans la tumultueuse Rome. De l’amour, à la haine, de la vengeance à la trahison jusqu’à la guerre, pendant presque 700 pages, Marta, Pietro et Nella vont grandir et devenir romains, comme Rome deviendra Italienne.

Les premières pages m’ont passionnée. Puis, pendant un moment j’ai un peu décroché de ma lecture. J’avais un sentiment de déjà-vu. Luca Di Fulvio utilise la même recette que pour ses précédents récits en changeant quelques proportions et j’avais l’impression de déjà connaître certains personnages et situations. Par conséquent, j’étais lassée et déçue. C’est frustrant d’apprécier une lecture pendant toute une moitié et que tout à coup, toute cette passion retombe tel un soufflé au fromage.

Mais, finalement et fort heureusement, après ce passage un peu à vide, mon entrain pour ce texte est reparti de plus bel. Je l’ai refermé avec le même sourire aux lèvres que pour les autres textes de cet auteur. Même si ce dernier décrit beaucoup de scènes de violence, il parvient toujours à faire en sorte, que l’on ne se souvienne pas d’elles mais de l’amour en général. Tous ses romans m’apportent une bouffé d’amour et d’espoir.

Alors, si j’ai eu un coup de mou pendant ma lecture, cette dernière n’en reste pas moins très bonne. Les différents personnages que j’ai croisés m’ont beaucoup touchée, notamment Nella surnommée La Comtesse et étonnamment l’Albanesse, pourtant on ne partait pas sur de bonnes bases avec cet homme. J’ai adoré être plongée dans le monde d’un cirque itinérant et j’ai pris plaisir à me promener dans les rues de Rome. Même si comme le prouvent les photographies prises par Pietro, la réalité n’est pas toujours belle à voir, elle est là, et nous lui devons, de la regarder en face.

En résumé : Une très belle lecture qui nous plonge dans les derniers instants de Rome, avant que celle-ci ne devienne vraiment italienne.

Luca Di Fulvio. Editions : Slatkine & Cie, 2021.

Mes autres chroniques des romans de Luca Di Fulvio : Le soleil des Rebelles

Les prisonniers de la liberté

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