On lit quoi ?

La lumière dans les combles, Sharon Cameron.

La lumière dans les combles, ma rencontre avec une véritable héroïne.

J’aime découvrir des faits historiques à travers des récits car ils transmettent selon moi les plus belles leçons.  L’Histoire est plus qu’une simple matière enseignée à l’école, elle me fait grandir chaque jour, et m’aide à comprendre, ou non, le monde dans lequel nous vivons actuellement. De nombreux romans m’ont fait découvrir des événements et rencontrer des personnages importants du passé.
Grâce à l’autrice, Sharon Cameron, ma route a croisé celle de Stefania : Une jeune femme dotée d’un courage admirable, périlleux peut-être mais absolument magnifique.

Stefania, Fusia, travaille pour la famille Diamond qui tient une épicerie dans la ville de Przemysl. Elle est rapidement « adoptée » par cette famille attachante. Dès 1940, les premiers bombardements bouleversent la vie de tous les habitants. Surtout pour la famille Diamond, car comme tous Juifs, ils doivent quitter leur maison pour le ghetto de la ville. Fusia, catholique, reste de l’autre côté des barbelés. C’est désormais la seule qui puisse les aider à survivre. Livrée à elle-même dans un pays en guerre, elle retrouve sa jeune sœur, et va risquer leurs vies pour en sauver d’autres. 13 Juifs seront cachés chez elle. Avec sa cadette, elles vont tout faire pour les cacher jusqu’au bout.

« Treize juifs dans mon grenier. De toute façon, les nazis ne pourront me tuer qu’une seule fois ».

C’est une plongée terrifiante dans la vie pendant la guerre. Trouver un travail, se nourrir, nourrir sa sœur et les habitants du grenier, ne pas se faire prendre, trouver des vêtements, échapper à la Gestapo, aux SS, leurrer les voisins, être discrète, risquer sa vie, aimer, rire, pleurer, avoir peur, être en colère…

Avec ce roman, j’étais de l’autre côté. D’habitude, je lis des romans où les Juifs persécutés sont les narrateurs, ici c’est une résistante qui raconte son histoire. Par conséquent, plein d’aspects de la survie pendant la guerre sont mis en avant. On sent le désarroi des habitants, la pauvreté, les difficultés. J’étais là aux côtés de Fusia et Helena qui sans cesse essayaient de survivre. Et je me suis souvent demandée comment elles parvenaient à ne jamais rien lâcher malgré toute la cruauté qui les entourait. Un roman de plus, qui me fait beaucoup réfléchir sur l’Humain. 

L’histoire que nous raconte l’autrice est une histoire vraie. Stefania  Podgorska a réellement existé. Outre quelques ajouts ou changements de noms, les évènements narrés se sont réellement passés. J’ai commencé le livre dimanche soir, je l’ai terminé lundi matin. J’ai vécu des heures de lectures angoissantes et bouleversantes. J’ai été admirative devant le courage de ces femmes et ces hommes.

L’autrice connaît son sujet, elle a rencontré les descendants de Fusia, et cela se ressent. C’est un hommage qu’elle rend à ces deux femmes et ces rescapés. Le roman est complété par une postface très documentée avec des photos d’archives. C’est comme un trésor que l’on découvre après la fin du roman. Une fois que nous pouvons relâcher la pression, l’autrice nous révèle la suite des histoires des personnages, ceux qui ont survécu.

Ce roman est un coup de cœur. Il a vibré en moi comme Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre de Ruta Sepetys. J’espère sincèrement qu’il sera lu, relu et re-relu pendant de nombreuses générations pour que le courage de Fusia et les atrocités de la guerre ne soient jamais oubliés.

Un grand merci aux éditions Gallimard pour cette lecture. Merci de publier des romans si essentiels et beaux.

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