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Forbidden, Tabitha Suzuma


Bonjour petits ouistitis !
 Aujourd’hui je vous présente un article un peu spéciale puisqu’il s’agit d’une chronique écrite à quatre mains. Avec Johanna du blog « Les femmes qui lisent sont dangereuses », nous avons lu le fameux Forbidden de Tabitha Suzuma en LC et ensuite on a eu l’idée d’écrire une chronique ensemble tellement on avait peur de ne pas y arriver seule parce que ce bouquin est…… Lisez ce qui suit et vous saurez tout 😀

Pourquoi
avons-nous décidé de lire ce livre ?
Little
A.
Forbidden
est un livre qui fait
beaucoup parler de lui. Pour certains c’est un coup de cœur, pour
d’autres absolument pas et pour cause, cette histoire traite d’un
sujet particulier, celui d’un frère et d’une sœur qui tombent
amoureux. Ce roman m’intriguait, j’avais envie de découvrir la
raison de son succès. Le fait qu’il soit en VO me freinait un peu
(beaucoup), mais Echos de Mots qui l’a adoré me l’a offert pour mon
anniversaire (En édition, trop trop magnifique d’ailleurs, Encore
Merci Copine). Il traînait depuis le mois de mai dans ma PAL quand
avec Johanna nous avons
décidé d’en faire une lecture commune 🙂
Forbidden
est clairement un livre qui divise. Sans l’avoir lu, je comprends
parfaitement pourquoi certains ont trouvé ce livre malsain (vous
vous imaginez sortir avec votre sœur/frère vous?). Mais c’est
vraiment pour comprendre comment certains y ont vu une magnifique
histoire d’amour, entre Maya et Lochan, que je l’ai acheté. Le
côté «passion interdite» est très souvent attirant dans les
romances, mais ici, le sujet est quand même assez hardcore. C’est
donc poussée par une curiosité –sûrement morbide- que je me suis
jetée à l’eau. Je suis bien contente de l’avoir lu avec Anaïs,
my reading buddy pour cette lecture commune, je n’aurai pas survécu
si je n’avais pas pu partager mon ressenti sur le moment à
quelqu’un!
Little
A.

Je pense que je n’aurai pas survécu à cette lecture sans Johanna
également. Déjà parce que sans elle, certains passages seraient
encore flous pour moi (je suis toujours novice en lecture VO) et
aussi parce que c’était une lecture tellement particulière que
j’avais besoin d’en parler très souvent !

Les
personnages et nous.
Little
A.
Avec
Forbidden,
nous faisons la connaissance de deux personnages qui resteront à
jamais gravé dans mon cœur. Me laisseront-ils un beau souvenir ?
Telle est la question. J’ai adoré Maya et Lochan et cela dès les
premières lignes même si le jeune homme semble très étrange au
début. Mais leur histoire est si triste, si déroutante que… je ne
sais. Je me suis tellement attachée à eux en peu de temps, que je
ne voulais qu’une seule chose, leur bonheur. Mais celui-ci est
difficile à atteindre, parce que tomber amoureux de son frère ou de
sa sœur n’est pas une chose courante (avouons-le tout de même) et
encore moins facile à gérer. Maya est une jeune fille un brin secrète mais à la différence de son frère aîné, très sociable.
Lochan, est réservé et renfermé sur lui-même. Il ne parle pas aux
autres et forcément n’a pas d’ami. Il vit exclusivement pour sa
famille tout comme sa sœur. D’ailleurs, parlons-en un poco de cette
famille. Kit, Tiff et Willa sont les jeunes frères et sœurs de
Lochan et Maya. Cette fratrie est livrée à elle-même car leur
ignoble mère (je ne souhaite pas même parler d’elle, tellement elle
est irresponsable et horrible) se fiche royalement d’eux. Elle boit
et sort tous les 4 matins. Leur père quant à lui, s’est déjà fait
la malle il y a quelques temps. Du coup, Maya et Lochan sont obligés
de jouer au papa et à la maman avec les petits derniers. Willa et
Tiff sont encore que des enfants et leur innocence apporte une petite
touche de légèreté à ce roman qui en a par moments besoin. Mais
certains de leurs mots brisent le cœur par moments. Kit lui est en
pleine d’adolescence et Lochan et Maya ont du mal à le gérer. Ces personnages nous offrent souvent des moments tristes,
mais malgré leur situation, ils arrivent à vivre quelques instants
joyeux et on essaie de savourer un maximum ces derniers.
Les
femmes qui lisent sont dangereuses.
Maya
et Lochan sont deux personnes que tout oppose. Maya est assez
extravertie, et Lochan complètement renfermé. J’ai vraiment eu du
mal avec eux, que ce soit individuellement, ou ensemble. Lochan a un
sérieux problème d’anxiété, les crises de panique sont
fréquentes, et il est incapable de parler en public, ou à n’importe
qui qui n’est pas de sa famille. Il a une certaine violence en lui,
et une jalousie extrême, qui m’ont limite fait peur. Maya est
quand même celle qui m’a le plus horripilée. C’est surtout son
côté «séductrice» qui m’a déplu. Lochan est clairement
torturé par les sentiments qu’il éprouve pour sa sœur, et elle
ne trouve rien de mieux à faire que de se frotter à lui. Je vous le
dis: je n’adhère pas à leur couple. Vous verrez pourquoi plus
bas, mais la raison est évidente je pense. Comme Anaïs, je voulais
les voir heureux, malgré leurs défauts. Mais séparément. En ce
qui concerne les autres personnages, on a droit à tout. De la mère
indigne qui mérite un séjour en prison à un père absent qui ne
vaut pas mieux, la famille n’est vraiment pas gâtée! J’ai adoré
les petits frères et sœur de Maya et Lochan. Kit a beau être l’ado
de treize ans insupportable, qui tourne délinquant, je me suis
attachée à lui. On ressent tellement sa détresse, que franchement,
ça m’a fait mal. Tiff est le plus inutile, il a huit ans et passe
sa vie à jouer au ballon. Ma préférée reste Willa, cinq ans, qui
est un vrai rayon de soleil au milieu de cette tempête. Je dois dire
que les liens de la fratrie sont vraiment forts, et chacun est prêt
à tout pour protéger les autres. J’ai eu beaucoup de peine sur la
fin, en particulier quand je pense à Kit, Tiff et Willa. On a très
vite compris que ça finirait mal entre Maya et Lochan (Anaïs et moi
avons tous deviné, notre reconversion en détectives privés est
pour bientôt), et j’avoue que je me suis inquiétée pour leur
avenir. Et effectivement, les dernières pages sont difficiles à
lire.

                                     

La
plume de l’auteur.
Les
femmes qui lisent sont dangereuses.
Le
style de Tabitha Suzuma est vraiment très dense. Elle utilise
énormément d’adjectifs, et chaque situation est prétexte à des
descriptions sans fin. Ce côté descriptif est vite devenu lourd à
force. Du coup, l’anglais n’est pas toujours facile à lire quand
la phrase fait trois kilomètres de long. Je sais que beaucoup
aimeront ce style torturé, mais j’ai trouvé ça parfois assez
agaçant. Evidemment, le fait que les personnages ne me plaisent pas
ne m’a pas aidé. Je suis quasi persuadée que si le thème ne
relevait que d’une histoire d’amour lambda, j’aurais sans doute
adoré l’écriture de Tabitha Suzuma. J’en suis consciente,
c’est une très belle écriture, poétique et sensible. Mais pour
moi, ce livre un est un tout, je n’arrive pas à l’apprécier
dans sa globalité. J’ai même fini par me lasser de voir le même
schéma revenir plusieurs fois: Maya vient titiller Lochan, Lochan
dit «non merci je trouve ça dégoûtant», Maya revient à la
charge et Logan cède, Maya et Lochie prennent du bon temps, Lochan
réalise que c’est illégal et se fâche, Maya se vexe et s’en
va, tout le monde se réconcilie deux secondes plus tard, à grand
renfort de déclarations d’amour mélodramatique. Avouez que ça
vous a fatigué de lire ma phrase! Certains passages étaient un peu
too much pour moi. Et difficiles à supporter! Et pourtant, il y a
quand même quelques passages qui m’ont brisé le cœur. L’auteure
dégage une mélancolie et une tristesse qui m’a bouleversée. Je
pense à tous les moments qui ne sont pas centrés sur Lochan et
Maya, mais sur leur famille. C’est poignant de découvrir dans
quelle misère ils vivent. Une chose est sûre, l’auteure est très
douée pour faire passer les émotions des personnages. Rien ne nous
est épargné, que ce soit le «bon» ou le «mauvais».
Je
pense qu’Anaïs a été davantage sensible à l’écriture de
Tabitha Suzuma, donc je vous laisse lire son avis (qui est sans doute
plus constructif que le mien).
Little
A.

Johanna
a raison, j’ai été sensible à l’écriture de cette auteure, mais
je pense pas que mon avis sera plus constructif que le sien parce que
mes pensées sur cette histoire se bousculent et ne sont pas très
très bien organisées. Une chose est certaine, j’ai envie de
découvrir d’autres écrits de cette auteure parce que sa plume ne
m’a laissé indifférente loin de là.
C’est
vrai néanmoins que Tabitha Suzuma est friande de descriptions et
c’est parfois un peu long et dur à tout comprendre surtout quand on
est un peu novice en VO (like me). C’est à cause de ces longues
phrases que j’ai eu du mal parfois à tout saisir et que Translate
Google devenait mon ami. 
Mais ces longues phrases et descriptions
permettent de s’immiscer complètement dans l’esprit de Lochan et de
Maya. Et du coup, je me suis senti proche des personnages, de leur
misère, de leur bonheur et de leurs malheurs. Parce que comme
Johanna l’écrit, l’auteure est très douée pour faire passer les
émotions. Certains passages sont déchirants. Totalement. Certains
mots de l’auteur m’ont touchée en plein cœur. J’ai aimé la manière
dont elle a mené son histoire, c’est à dire lentement mais avec
passion. Et puis, ces mots dégagent une véritable tension. Durant
tout le long du roman, j’étais tendue parce que j’avais peur, peur
de l’issue que pouvait prendre l’histoire tragique de nos deux
personnages. L’auteure sait vraiment attirer notre attention et nous
rendre accro à son histoire. Et cela encore plus vers la fin du
roman où là il devient impossible de le lâcher.
Le
thème et nous.
Les
femmes qui lisent sont dangereuses.
Alors
voilà, je n’ai pas réussi à passer outre le fait que Maya et
Lochan soient frère et sœur. C’est juste impossible pour moi.
J’ai trouvé leur relation inappropriée et dérangeante. Ils ont
beau exprimé de long en large leurs sentiments, je ne comprends pas
d’où tout ça peut venir. JE NE COMPRENDS PAS. C’est sûr que
leur situation familiale y est pour beaucoup, et qu’à force de
jouer au papa et à la maman, tout devient confus. Mais je n’ai pas
trouvé leur relation romantique, loin de là. Et lorsqu’on a du
mal avec les personnages et leur relation, lire les scènes un peu
hot relève de la torture. Je ne vous raconte même pas dans quel
état j’étais quand j’ai lu LA scène. Anaïs m’a même
demandée plusieurs fois si j’allais terminer le livre. Ce que j’ai
fait parce qu’il fallait que je lise la fin. J’ai eu le même
problème avec Lolita
de Nabokov, où il s’agissait d’une relation entre un homme de 37
ans et une gamine de 13 ans. Pour moi c’est de la pédophilie, pour
d’autre, c’est de l’amour. Dans tous les cas, Lolita
est aujourd’hui considéré comme un classique. Tabitha Suzuma nous
fait découvrir un amour qui est, comme celui de Lolita,
loin d’être conventionnel. C’est perturbant pour moi, parce que
je n’ai pas l’habitude. Je n’avais jamais rien lu sur
l’inceste. Je ne m’étais même jamais fait la réflexion que
l’inceste pouvait être consenti par les deux parties. Ce qui est
complètement stupide quand j’y pense. Mais c’est ce que la
majorité des gens pensent, moi y compris. Jusqu’à ce que
Forbidden
me montre qu’inceste ne rime pas toujours avec abus. Rien que pour
m’avoir ouvert les yeux sur un amour différent, mais pas forcément
moins légitime qu’un autre, je ne regrette pas de l’avoir lu.
Bien que je ne comprenne pas ce genre de sentiments, je respecte. A
chacun son opinion et son histoire, je ne suis pas là pour juger la
vie des autres et me mêler de leurs affaires. Chacun est libre
d’aimer celui ou celle qu’il a choisi. Vous pouvez même vous
marier avec votre cochon d’Inde si ça vous chante (mais
invitez-moi à la cérémonie, j’ai adoré Alvin et les Chipmunks).
                                       

                                         

Little
A.
Honnêtement ?
Ce livre m’effrayait à cause de son sujet, celui de l’inceste. Ce
mot a un sens assez péjoratif, il rime souvent avec viol ou abus…
Mais dans Forbidden,
il n’est pas question de cela, loin de là. Avec Maya et Lochan il
s’agit vraiment d’amour avec un grand A. Du coup, même si j’ai
encore du mal à comprendre comment on peu tomber amoureux de son
frère ou de sa sœur, j’ai compris Maya et Lochan. Ils sont livrés
à eux-même depuis leur enfance et ils n’ont jamais eu une vraie relation frère/sœur mais plutôt une relation de meilleur ami. Puis
ensuite, ils sont devenus les parents de substitutions de leur frère
et sœur. Du coup, c’était peut-être un peu difficile pour eux de
savoir qui ils étaient l’un pour l’autre. Quoiqu’il en soit, ça
leur tombe dessus et ils n’arrivent pas à oublier leurs sentiments.
Lochan essaie lui d’oublier ses sentiments tandis que Maya le pousse
dans le sens inverse (la coquine). Les moments qu’ils arrivent à
passer que tous les deux sont des moments volés et ce sont les
moments où ils sont le plus heureux. En fait je n’ai pas trouvé
horrible le fait qu’ils s’aiment malgré leur lien de parenté, j’ai
trouvé horrible le fait qu’ils ne puissent pas s’aimer librement
comme n’importe quel couple. Et c’est là que je tire mon chapeau à
l’auteure parce qu’elle a réussi à me faire aimer cette relation
et à me faire espérer qu’elle ait une fin heureuse malgré le fait
que j’avais du mal à lire les scènes un peu hot. En fait,
l’auteure m’a chamboulé le cerveau. D’un côté j’espérais que Maya
et Lochan soient heureux ensemble mais d’un autre côté leur
relation me paraissait toujours… «pas normale » parce que
tout comme Johanna avant de découvrir Forbidden
je n’avais jamais pensé que l’inceste pouvait être consenti par les
deux parties. (Maudits préjugés). Ainsi pour moi ce roman est une
histoire d’amour unique, compliquée, horrible et tragique, mais une
histoire d’amour dont je me souviendrai toujours.
 Le
mot de la fin:
Les
femmes qui lisent sont dangereuses.
Ce
livre m’a rendu schizophrène. J’ai eu énormément de mal à
accepter la relation de Maya et Lochan, et de ce fait, à apprécier
l’écriture de Tabitha Suzuma. Encore aujourd’hui, je suis
indécise. Est-ce que j’ai aimé ce livre? Je n’arrive toujours
pas à répondre cette question. Ce que je sais, c’est que
Forbidden me
laisse un souvenir fort, impérissable. Je le recommande à tous ceux
qui ont envie de découvrir une histoire d’amour unique et hors du
commun. Mais attention, lecture traumatisante… Un reading buddy est
FORTEMENT conseillé. Juste histoire de préserver votre santé
mentale.

Little
A.
Moi à la fin du roman : 
                               

Ce
livre est le livre le plus difficile du monde à chroniquer. Je vous
promets. Mais je vous le conseille, parce que l’auteur peut parvenir
à vous mettre la tête à l’envers et à renverser vos préjugés.
Et puis parce que si vous avez envie de découvrir une histoire
d’amour comme jamais vous n’en découvrirai, Forbidden
est pour vous. Et puis parce que Maya et Lochan méritent d’être
connus.

Vous l’avez-lu ? Voulez-vous le lire ? DITES MOI TOUT ! 

6 commentaires

  • Invidia

    J'avais déjà entendu parler de ce livre et je suis asse mitigé, d'une part le sujet m'intigue beaucoup et d'autre part il m'effraie un peu… Et le fait qu'il soit en VO me rebute peu étant donné que mon niveau n'est pas parfait mais peut-être qu'un jour j'aurai le courage de le lire.

  • l0raah_

    Je savais pas que tu t'étais mise à la lecture en VO ! C'est chouette que tu aies persisté finalement 🙂
    Quant à ce livre… arf, je comprends vos avis un peu sans dessus dessous. Je ne l'ai pas encore lu, mais ça fait des années maintenant qu'il traîne dans ma PAL sans que je n'arrive à sauter le pas… pourtant, je suis curieuse de voir comment je vais réagir face à une telle histoire !

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