Uncategorized

Endgame, l’Appel. James Frey et Nils Johnson-Shelton

novembre 13, 2014
19 Euros
544 pages.
 
 
Imaginez
qu’aux quatre coins de la planète, 12 personnes ont été choisi
afin de sauver l’humanité. Mais attention, pas toute l’humanité,
seule une une partie. Les personnes survivantes seront celles de la
lignée du joueur vainqueur. Un seul joueur survivra et pour cela il
devra résoudre des énigmes et surtout tuer…
Alors
que je commençais ce roman avec une certaine appréhension, je n’ai
qu’une chose à dire après l’avoir achevé… WAOOO.
Je
ne m’attendais pas à une telle cavalcade d’aventures, de combats,
d’énigmes, d’émotions et de personnages, et bien qu’il est
difficile de se repérer au début avec ses 12 protagonistes, ayant
presque tous un nom à coucher dehors, ce mélange m’a comblé. Aux
côtés d’Alice, de Sarah, de Jalo, de Ian, nous n’avons vraiment pas
une seule seconde de répit. Cela va dans tous les sens, on est
toujours sur le qui-vive. Le suspense est parfait, il attise notre
curiosité si bien que les pages se tournent toutes seules.
Et puis,
les personnages sont vraiment bien travaillés. Leur mentale est
tellement poussé à l’extrême que certains sont de vrais
psychopathes. On voit que les auteurs ont pris plaisir à créer des
personnages complexes . C’est un régal, nous avons une panoplie de
caractères tous différents, mais chacun possède le même but,
gagner. Gagner pour soi-même, par fierté ou pour sauver les gens
qu’ils aiment. Endgame, est leur guerre, leur bataille, et cela
engendre des alliances qu’ils n’auraient jusque là sûrement jamais
pu imaginer. Alors que certains parviennent à devenir amis, d’autres
prennent plaisir à s’entre-tuer. On ne peut se fier à aucun de
ses joueurs sur-entraînés, ce sont des guerriers redoutables.
Certains
attendaient Endgame avec impatience, alors que d’autres espéraient
pouvoir y échapper. Mais une fois l’appel lancé, ils n’ont plus le
choix, ils doivent tout quitter et jouer jusqu’à leur mort. Endgame
est une véritable machination divine faite pour punir les humains
indignes de ce que les dieux leur ont offert il y a des millénaires.
L’histoire est tellement ancrée dans notre monde, dans notre
univers, que l’on vient souvent à se demander, Et si c’était vrai ?
Et si notre survie dépendait d’une douzaine de jeunes ?
Endgame
ce n’est pas seulement une course-poursuite faite de sang, c’est
aussi une grande énigme. Chaque joueur possède sa propre énigme
mais la clé est la même pour tous. Une série de chiffres, une
image… Ils sont les pantins des Dieux. Leur destiné ne leur
appartient plus. Et j’ai adoré.
Outre
le fait que les joueurs doivent s’entre-tuer pour gagner, Endgame
ne ressemble absolument pas à la – fabuleuse- saga d’Hunger Games.
Ici, nous n’avons pas un héros, mais plusieurs. C’est vraiment très
intéressant et diversifiant de suivre plusieurs personnes mais au
début on s’en mêle un peu ( beaucoup ) les pinceaux. Mais, très
vite, j’ai eu un coup de cœur pour certains personnages, comme
Shari et Sarah. Chaque chapitre est consacré à l’un des
personnages. On suit leurs aventures à travers presque toute la
planète, un coup en Chine, un coup en Turquie, un coup en Italie…
Bref, les auteurs nous font voyager. Cela renforce l’effet page
turner du roman. Il se passe quelque chose de nouveau presque à
chaque chapitre. Et l’histoire commence réellement sur les chapeaux
de roues, on est de suite confronté à l’horreur de ce jeu et à la
cruauté de certains joueurs. Mais face à cette cruauté, certains
font preuve d’amitié, de solidarités et d’un énorme courage. À
leur manière, ils sont tous courageux, même les plus psychopathes
d’entre eux.

Puis
l’amour est présent, que ce soit l’amour d’une famille, ou d’un
homme ou d’une femme. L’amour de la vie aussi, et même l’amour de la
mort pour d’autres. Le roman va crescendo pour finir par une fin
surprenante, triste, palpitante et horrible. C’est impossible de ne
pas vouloir se jeter sur la suite après avoir lu cette fin-là.
Tellement de questions se bousculent encore dans notre tête, même
si quelques réponses se dessinent furtivement.

Endgame,
est addictif et terriblement bien mené. C’est une lecture qui se
vit. Une lecture stressante, horrible et sensible par moments.
Devenez joueur ! Lisez le !
Un grand merci à Gallimard jeunesse pour ce nouvel envoie !

Only registered users can comment.

  1. C'est ma lecture en cours et je n'ai lu que 50 pages et j'avoue avoir un peu de mal avec tous les protagonistes que je vais quand même mélanger ^^ Je comptais l'abandonner mais ta chronique m'a donné envie de le continuer 🙂 Donc merci !!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *