On lit quoi ?

Dix-sept ans, Ava Dellaira

mai 16, 2018

Bonjour en ce joli mois de mai ! Il nous a enchanté avec quelques rayons de soleil pour nous laisser sous des tonnes de pluies désormais… Mais avec tous ses jours fériés, nous sommes obligés de lui pardonner… ! Dix-sept ans est tombé à pic entre deux rayons de soleil !

Je me suis plongée dans ce roman un peu à l’aveugle, sans savoir que ses mots allaient me faire passer un délicieux
moment de lecture. Marilyn a dix-sept ans dans les années 90. Sa mère rêvant que sa fille devienne un jour une grande célébrité, lui fait courir les castings hollywoodiens. Cependant le rêve d’une mère n’est pas toujours celui de sa fille. Marilyn ne veut pas d’une vie sous les feux des projecteurs. Après un énième déménagement, elles posent leurs valises dans un appartement de L.A. C’est ici que la jeune femme rencontre James, le voisin du dessous.

Dix-sept ans après, Angie profite du voyage de son ex petit-ami pour partir à L.A suivre les traces d’un père qu’elle jamais connue. Ce départ si soudain et sans l’approbation de sa mère, Angie l’entreprend après avoir découvert une vérité cachée depuis trop longtemps. Et si son père n’était pas mort dans un accident de voiture comme lui a raconté sa mère, mais bel et bien vivant ? L’adolescente a besoin de connaître son passé pour continuer de vivre.

Au-delà d’un retour dans le temps, Ava Dellaira nous dépeint la quête de soi d’une mère et d’une fille bouleversées par un passé douloureux ou caché. A travers deux générations, j’ai découvert avec intérêt les histoires de ces deux personnages féminins imparfaits mais admirables. Ava Dellaira écrit avec justesse sur le premier amour, celui que l’on ne pourra jamais oublier.

Angie et Marilyn sont la preuve que nos vies ont de l’importance. Nous ne sommes pas un simple élément parmi les 7 milliards d’êtres humains, non, nous sommes essentiels pour au moins une autre personne. Notre existence vaut la peine d’être vécue. Avec finesse, l’auteure décrit une société où la différence entre les blancs et les noirs est toujours synonyme d’infériorité pour les personnes de couleur. Ce constat n’est ni moralisateur ni poussé à l’extrême.
Il est seulement là, esquissé par petites touches et s’étend dans un final inattendu et déchirant. La façon dont l’auteure traite ce sujet, ne le rend que plus réel et surtout terriblement injuste…

En résumé, 17 ans est une très belle surprise. Le message du roman est fort et mené par une écriture juste.
Merci à Michel Lafon pour cette lecture !
J’ai bien envie de découvrir Love Letters to the dead maintenant… Vous l’avez lu ?

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  1. Dis comme ça… En plus la couv est jolie… Mais bon, j'avais détesté Love Letters. Je crois que c'était ma toute première (ou deuxième) chronique sur le blog… Olalala je retourne la lire ! 😀

  2. Je ne connais que de nom, mais il me semble que Jo en avait parlé sur son blog (de Love letters to the dead) ? Ou quelqu'un d'autre. Mais je ne sais pas si je lirai, je suis pas trop tentée…

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