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Point final, William Lafleur

mai 25, 2016
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BONJOUR ! 

ROMAN 
FASCINANT/TROUBLANT/
UNIQUE/ORIGINAL 

Vous connaissez peut-être
Monsieur le Prof, aussi appelé William Lafleur, ce professeur
d’anglais en banlieue parisienne qui partage sur les réseaux sociaux
des anecdotes toujours plus drôles les unes que les autres sur ses
élèves et sur la vie de son collège. Monsieur William décide un
jour de rédiger un blog nommé «Le blog de l’homme mort».
Titre
très joyeux, nous sommes tous d’accord.

 Mr le Prof, invente ainsi
l’histoire d’un homme qui orchestre sa propre fausse mort. Tandis que
sa famille apprend sa mort, lui situé à quelques rues seulement
d’elle, est entrain d’épier leurs moindres faits et gestes grâce
aux caméras qu’il a placées dans toute la maison, même dans les
toilettes. Ainsi, cet homme observe sa famille et note toutes ses
observations sous forme de journal qu’il poste ensuite sur un blog.

Lorsque les premiers
articles sont parus, les lecteurs ignoraient totalement qu’il
s’agissait d’une supercherie… Les lecteurs étaient alors témoins
tout en étant acteurs de ce voyeurisme étrange et très malsain.
Cette supercherie est
devenue un petit roman, Point final.
Honnêtement qui ne sait
jamais demandé, comment réagiraient ses proches, s’il venait à
mourir ?
Notre personnage n’invente pas tout ce stratagème pour
uniquement répondre à cette question. Notre personnage se sent
seul, pris dans une roue sans fin, appelée la routine. Il n’est pas
heureux. Il est perdu et pour lui, sa seule issue est de se faire
passer pour mort. Il faut quand même un sacré courage pour aller
jusqu’au bout de cela. C’est tout simplement affreux de faire subir
volontairement un tel chagrin à ses proches, c’est absurde, horrible
et méchant. Mais le pire, c’est que notre personnage décide d’épier
les faits et gestes de son fils, sa femme et sa fille. Il ne laisse
rien au hasard et passe ses journées à regarder sa famille
bouleversée.
Lire ce livre fut une
expérience très troublante. Mais, je trouve le concept de ce roman
tout simplement génial. Surtout, que l’auteur nous livre une belle
critique de notre société actuelle et sur nos vies. Ses vies que
parfois on se contente de vivre, sans jamais se détourner du chemin,
sans jamais prendre de risque.
“J’en ai assez de voir
ces paysages sans jamais pouvoir les visiter, de continuer le trajet
de ma vie sans jamais pouvoir m’arrêter, assez de regarder derrière
moi et de constater tout ce que j’ai raté
.”
William Lafleur nous
invite à prendre des risques, à ne pas tomber dans une routine qui
pourrait nous être fatale. Il pose aussi la question du voyeurisme :
l’homme qui espionne sa famille, les lecteurs qui lisent les moments
intimes d’une famille sans savoir si c’est une histoire vraie ou non.
Le roman comporte peu de
pages, mais cela ne m’a pas empêché d’avoir les larmes aux yeux à
de nombreux moments. Parce que ne l’oublions pas, nous observons
quand même la vie d’une famille endeuillée. J’ai été triste pour
Sophie, Thomas, Patricia mais aussi pour notre homme-non-mort. Il
faut être sacrement démuni pour mentir ainsi à ses proches et pour
regarder leur tristesse en face. L’histoire de cet homme m’a
chamboulé. 
Ce roman ne laisse pas indemne.
En quelques pages, ce
roman impacte, bouleverse et fait réfléchir. Réussir cela en si
peu de pages et selon moi un grand succès. Parfois, on attend
presque 200 pages pour entrer pleinement dans un roman, ici c’est
tout l’inverse.
Une très belle
découverte que je n’oublierai pas de sitôt !
Je pars noter quelques phrases de ce livre, dans mon petit carnet à citations ! 
Merci à Michel Lafon pour cette lecture ! 

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  1. C'est rigolo, je lisais justement un article des Inrocks au sujet de l'auteur (que je suis sur Twitter et qui me fais rire !) et j'avais envie d'en découvrir plus sur son livre intriguant. Avec ton billet maintenant j'ai grave envie de lire le bouquin ^^

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